18 février 2008
Douceur

"Il n'y a que les personnes qui ont de la fermeté qui puissent avoir une véritable douceur, celles qui paraissent douces n'ont d'ordinaire que la faiblesse"
La Rochefoucauld
15 février 2008
L'absence
une maxime qui me consolera quand la vie m'impose ra d'être loin de Vous

L'absence diminue les petites passions et augmente les grandes
Comme le vent éteint la bougie et allume le feu
La Rochefoucauld
17 décembre 2007
Trés chère
Les bijoux
La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures.
Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j'aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.
Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d'aise
A mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.
Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;
Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,
S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s'était assise.
Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe !
Et la lampe s'étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !
Charles Beaudelaire
20 novembre 2007
Regard
"Regardez
Les regards des hommes,
Regardez,
Quand leurs yeux se posent
Sur vous,
Des yeux
Qui vous déshabillent,
Leurs yeux vous voient
Et ils vous croient
Conquise, soumise.
Ils sont terribles, les yeux des hommes,
Vraiment terribles.
Qu'ils viennent de Naples en Italie,
De Pernamboue ou de Turquie,
Qu'ils soient bruns, sans poils ou rouquins,
Les hommes ont des regards terribles,"
Barbara
27 octobre 2007
Lettre d' amour

Souvenir de lecture " L'orage " Régine Deforges
Sotte que je suis! Tu sais tout de moi.. N'est ce pas toi qui m'as fait découvrir chaque parcelle de mon corps et appris à en tirer du plaisir?... Mes seins? Tu les as modelés, tu en as allongé la pointe jusqu'à la douleur la moins supportable, la plus délicieuse. Tu as bu le sang qui perlait après tes coups d'épingles... J'aime porter tes marques. Et ma taille, que tu serres à m'en couper le souffle dans des guépières de plus en plus étroites..
"Je veux pouvoir te saisir entre mes deux mains, te ployer jusqu'à te briser; la finesse de ta taille fait ressortir l'ampleur de tes hanches, le splendeur de ton cul ! "
Ah! mon cul, tu lui voues un véritable culte! J'aime!... J'aime quand tu me fais mettre à quatre pattes devant la cheminée où brule un feu de sarments, la guépière bien serrée, les bas soigneusement tirés, le cul bien cambré, tourné vers toi qui fumes, confortablement installé dans ton fauteuil. Parfois, tu introduis quelque chose dans le trou sombre: fleurs, plumes, bougie allumée. J'aime avoir un objet planté dans le trou du cul pendant que tu me regardes...
Tu arraches alors ce que j'ai dans le cul et tu prends la place sans ménagements. je crie... Tu n'en as cure, tu t'enfonces de plus en plus loin, de plus en plus vite.... C'est bon....
Les minutes passent.... C'est le moment le plus doux; tu restes fiché en moi.... J'ai encore envie de toi. Par petits coups je referme mes muscles autour de ta queue. Bientôt je la sens durcir de nouveau. Tu t'agites.... Non, pas là, devant!... Tu me retournes, dégages mes seins, prends à tour de rôle leur pointe entre tes dents, tu les mords, tu les tords, tu les étires, tu les pinces..........
20 octobre 2007
Ose...

Des mots déja entendus.....
Presque rien, un silence
Qu' il faut écouter
Un chemin, une chance
Qu'on peut partager
Pas de doute, pas de peur
Fais ta route
Il est l'heure
Tu dois essayer
Tu dois tout changer
Ose
Ose
Yannick Noah
19 octobre 2007
Toc toc toc
Depuis que le monde est monde
On nous le dit
S'il te fait les yeux doux
Ma fille, tu t'enfuis
Et s'il hurle dans ta cour
N'ouvre surtout pas
Toc toc toc mais qui est là ?
Le loup qui te mangera
Mais si la fille en a peur,
La femme en rêve
Dans la forêt nue qu'un sauvage nous enlève
Nos corps s'abandonnent au soleil qui se lève
Toc toc toc mais qui est là ?
Le loup qui te mangera
Toc toc toc mais qui est là ?
Le loup qui te mangera
En l'absence de nos princes
En supposant que les princes existent encore
Je laisserais bien ma porte
Ouverte toute la nuit
Toc toc toc mais qui est là ?
Le loup qui te mangera
J'en ai marre de ces histoires à dormir debout
Je veux goûter la morsure d'un amour fou
Pouvoir enfin pendre mes jambes à son cou
Toc toc toc mais qui est là ?
Le loup qui te mangera
Toc toc toc mais qui est là ?
Je n'attendais plus que toi
Toc toc toc si tu es là
Entre donc et mange-moi
Loup y es-tu ?
Depuis le temps
Que je t'attends
Que fais-tu ?
Loup y es-tu ?
Si tu savais
Ce qui t'attend
Que fais-tu ?
Zazie

J'ai laissé ma porte ouverte
Et ce n'est pas un rêve
J'ai pendu mes jambes à son cou
Et j'aime les morsures de cette amour si fou
Je fonds sous le regard du Loup
Surtout quand il me fait les yeux doux
18 octobre 2007
Parchemin

Au parchemin de ma peau
Gravé à l'encre d'amour
J'ai paraphé le plus beau
Et ce qui retera toujours
Signatures indelebiles
Sur le contrat de nos jours
ma peau devient fragile
Mais Vous y resterez toujours
Y Noah
10 octobre 2007
Elle s’en va vivre ailleurs
Elle s’en va vivre ailleurs
Ce soir son rêve a rejoint
Le dernier wagon d'un train
Elle s'en va vivre ailleurs
Loin des murs gris où elle pleure
Elle connaît quelqu'un
Qui va croire en son histoire
Et lui ouvrir le cœur
Il fera brûler des mots
Pour lui réchauffer la peau
Et pour la couvrir de fleurs
Elle s'en va vivre ailleurs
Au bras d'une étoile bizarre
D'une star ou d'un modèle d'un chanteur
On lui a tant parlé de sa vie
Qu'elle veut la vivre
On lui a tant parlé de lui
Qu'elle veut le suivre
Et peut-être qu'elle l'a choisi
Pour qu'il la délivre
Elle s'en va pour qu'il la sauve
Qu'il lui dise des phrases mauves
Pour qu'il l'emporte ailleurs
Loin des murs gris où elle pleure
Il n'y aura que lui sur sa route
Elle vivra toutes ses folies par cœur
On lui a tant parlé de sa vie
Qu'elle veut la vivre
On lui a tant parlé de lui
Qu'elle veut le suivre
Et peut-être qu'elle l'a choisi
Pour qu'il la délivre
F Cabrel
03 octobre 2007
Don
Ne pas prendre sans donner
( Calligraphie Hassan Massoudy )
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